SKELATOR - Agents Of Power (2012)


SKELATOR - Agents Of Power (2012)

1. Agents Of Power (04:52)
2. Gates Of Thorbardin (05:30)
3. Dream Dictator (06:15)
4. Rhythm Of The Chain (04:15)

Elric: The Dragon Prince

(A Tale of Tragic Destiny in 12 Parts)
5. Overture [instrumental] (04:18)
6. Elric: The Dragon Prince (05:15)
7. Pulsing Cavern (00:34)
8. Stormbringer And Mournblade (02:49)
9. The Young Kingdoms (01:29)
10. The Dark Tower (03:27)
11. Cymoril (03:47)
12. Rubble And Ash (04:01)
13. Fate, The Dreadful Curse (01:59)
14. Elric: The Kinslayer (01:52)
15. Bane Of The Black Sword (06:16)
16.
Outro (02:21)


Les américains de Skelator viennent de publier leur deuxième ‘studio album’ Agents Of Power sorti via le label Metal on Metal. Cette nouvelle galette ravira les fans de groupes comme Sacred Steel, Domine, Judas Priest, Iron Maiden. Pour le public un peu plus underground on citera aussi les groupes cultes Cirith Ungol, les premiers Virgin Steele ou encore les premiers Manowar. En effet Skelator depuis le début de sa carrière en 1998 nous a habitués à un Epic Heavy/Speed Metal sans concession ancré dans la plus pure tradition des années ’80 – ’90. De ce que les années ’80 – ’90 avaient de meilleur avec en plus une production moderne.

D’abord deux choses sautent aux yeux : la pochette et la tracklist. La pochette est œuvre de Maichol Quinto, un artiste très connue pour ses œuvres liées aux jeux de rôle. (Ici pour approfondir). On se trouve face à Elric de Melniboné le héros du cycle idée par l’écrivain Michael Moorcock. L’albinos Elric tient son épée Stormbringer au dessus de sa tête en train d’évoquer le démon Arioch. C’est qu’annonce la pochette est bien présent aussi coté tracklist car l’auditeur peut plonger dans l’univers d’Elric grâce à l’histoire conceptuelle et épique  Elric: The Dragon Prince divisée en 12 parties pour un total de quarante minutes.

Agents of power est un titre accrocheur, rapide et direct dans la plus pure tradition heavy power. Le titre fait mouche dès le début. Par contre Gates Of Thorbardin est un peu le maillot faible du disque car le riff principal est inspiré, pompé par moments, du titre Holy Diver de Ronnie James Dio et ceci plombe un peu la chanson. Dream Dictator est un très bon titre encore rapide caractérisé par un break où la basse est mise à l’honneur et les guitares restent en arrière. Cette importance donnée à la basse rappelle le titre de Savatage ‘Ghost in the ruins’ où de la même façon pendant le break la basse ronronne et porte le morceau.
Rhythm Of The Chain est un hymne de heavy metal, le titre qui te fait taper du pied et commencer à headbanger. Chaque groupe en possède un titre de cette facture (Sabaton avec Metal Crüe, Helloween avec Heavy Metal (is the law) par exemple. Les 'back up vocals' du titre sont assurées par Diabolical Diamond, le chanteur de Midnight Idöls.

Jusqu’ici tout va bien. Ensuite il y a le gros moment de l’album : Elric: The Dragon Prince (A Tale of Tragic Destiny in 12 Parts). Les douze parties sont intimement liées entre elles car il n’y a pas de blanc entre une piste et l’autre. Ici on évolue dans un ‘tale’, un conte, une histoire. On est à des années  lumières de la mode d’un opéra metal. 'Elric' ne présente pas de chœurs à plusieurs voix, de compositions à tiroirs, des solos techniques à la « m’a tu vu ? ». 

'Elric' raconte son histoire, son amour, sa guerre, la rencontre avec son épée Stormbringer qui a soif de sang humain et son alliance au maître obscur Arioch. Tous les éléments de l’œuvre de Michale Moorcock sont réunis pour une saga qui a du souffle. Il n’y a aucun temps mort. Skelator ne fait pas de prisonnier et vous embarque dans un univers cruel. Le groupe Domine s’est frotté aussi à l’exercice et même en publiant des albums de qualité il nous semble être resté un peu à l’écart de la violence du monde imaginé par Moorcock.

Skelator rentre dédain tout de suite avec une intro instrumentale très bien joué avec des lignes mélodiques que l’on retrouvera pendant la saga. Les titres Elric: The Dragon Prince ou Stormbringer And Mournblade sont très rapides, super accrocheurs, inspirés avec des solos et une prestation vocale exceptionnelle.  Le titre Cymoril m’a particulièrement touché : intro lente à deux guitares acoustiques, voix douce et triste et un crescendo d’abord avec des tambours et puis l’explosion avec batterie et guitare électrique. Ce titre est un petit bijou. J’ai isolé ce titre mais dans cet album il n’y a rien à jeter. La saga alterne aussi de textes récités qui font le lien entre les différents moments de l’histoire.

Un mot encore sur la formation formée par Jason Conde-Houston (vocals), Robbie Houston (guitars), Rob Steinway (guitars), Zach Palmer (bass) et Patrick Seick (drums). Les cinq musiciens sont en état de grâce : Jason Conde-Houston évolue dans les aigües avec aisance à la Micheal Kiske d’antan ou à la David de Feis et il est excellent aussi sur les titres les plus calmes chantés à voix claire (l’intro de Elric: The Dragon Prince ou le titre déjà cité Cymoril). La basse de Zach Palmer claque et c’est un plaisir. Enfin on entend une basse et on se régale quand la basse joue les mêmes notes que les deux axes ou quand elle soutien un morceau permettant ainsi des envolés. Les deux guitaristes Robbie Houston et Rob Steinway s’entendent très bien et pondent des riffs accrocheurs ou de solos très bien ficelés comme s’il en pleuvait. On termine pour saluer la performance à la batterie de Patrick Seick qui a un jeu varié et personnel.

Ce qui frappe est le bon milieu trouvé par le groupe : les riffs proposés ou les solos sont efficaces et en plus ont une durée idéale pour mes oreilles. Je m’explique. Parfois il y a des albums où l' on tombe sur un bon riff ou solo mais il est répété à outrance et il nous lasse au bout d’un moment. Parfois encore on tombe sur un bon riff ou un bon solo et on n’a même pas le temps de l’apprécier qu’il se termine déjà. Skelator a une ‘durée de riff (si vous me passez l’expression), un enchainement, un déroulement de riffs et de solos qui sont vraiment adaptés à mes oreilles.

Nous avons ici un très bon album de heavy / speed qui met la barre très haute. L’album est inspiré, le songwriting mur, la pochette réussie et le groupe nous offre une très bonne prestation.

Score 9/10






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