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30 janv. 2017
[news] Obitus - Slaves of the Vast Machine (2017) HDR
Obitus - Slaves of the Vast Machine (2017)
Hypnotic Dirge Records
Une vision de notre avenir dystopique est présenté à travers ‘Slaves of
the Vast Machine’, le nouvel album du duo black metal misanthropique
suédois ‘Obitus’. Après leur album ‘March of the Drones’ sorti en 2009
et un EP en 2014, ils sont de retour avec leur album le plus solide à ce
jour!
‘Slaves of the Vast Machine’ exprime la désorientation humaine et le désespoir d’un contrôle social absolu à travers des airs froids et des sonorités dissonantes. Il s’agit ici d’un post-black metal à la fois brut et progressif, une suite d’idées qui déboulent et s’entremêlent du début à la fin avec d’impressionnantes mélodies de tremolo picking, une atmosphère inexorable, de même qu’une indifférence complète envers l’humanité.
Cet opus est composé d’une seule pièce de 45 minutes, un monolithe incessant aussi impitoyable que le totalitarisme.
Une collaboration de Black Plague Records et Hypnotic Dirge Records, à paraître sur les deux labels le 16 février 2017.
‘Slaves of the Vast Machine’ exprime la désorientation humaine et le désespoir d’un contrôle social absolu à travers des airs froids et des sonorités dissonantes. Il s’agit ici d’un post-black metal à la fois brut et progressif, une suite d’idées qui déboulent et s’entremêlent du début à la fin avec d’impressionnantes mélodies de tremolo picking, une atmosphère inexorable, de même qu’une indifférence complète envers l’humanité.
Cet opus est composé d’une seule pièce de 45 minutes, un monolithe incessant aussi impitoyable que le totalitarisme.
Une collaboration de Black Plague Records et Hypnotic Dirge Records, à paraître sur les deux labels le 16 février 2017.
releases February 16, 2017
Anders Ahlbäck - All Music & Instruments
Johan Huldtgren - All Lyrics & Vocals
Anders Ahlbäck - All Music & Instruments
Johan Huldtgren - All Lyrics & Vocals
5 janv. 2017
Frigoris - Nur ein Moment... (2016)
Frigoris - Nur ein Moment... (2016)
Hypnotic Dirge Records
Frigoris après le très bon album Wind
sorti en 2013 revient en 2016 avec son nouvel album Nur ein Moment... sorti
encore une fois via Hypnotic Dirge Records. Frigoris est un groupe allemand
actif depuis 2007 situé à Essen qui a sorti en 2010 son premier album Nach dem
Krieg et son deuxième album Wind en 2013. Le groupe évolue dans un registre de
pagan / black metal.
Cette fois avec Nur ein Moment... on assiste un double changement pour
le groupe. Le premier changement consiste dans la musique. Frigoris évolue et
lorgne plutôt dans le post-black metal que dans le pagan. Thématiquement on
voit ce changement, et ce sera le deuxième, dans les textes. Frigoris s’attaque
cette fois à un concept album. Mieux encore. Il s’agit d’un concept général et Nur
ein Moment... en est la première partie ou le premier cd, si l’on veut.
Nur ein Moment... ou ‘Just a moment’ c’est le voyage dans le monde
intérieur du protagoniste lors de son dernier moment, celui qui précède son
suicide. Dans cet instant fatal le protagoniste cours face à un train et il se
trouve soudainement transporté face à des visions qui lui montrent les répercussions
de son acte. Il se trouve aussi face à face avec différents concepts de
morale et il a la possibilité de prendre
une nouvelle décision, ou pas.
L’album est ainsi bâti :
Prolog
1. Et in Arcadia Ego
Kapitel I – Augenschlag
2. Himeros
3. Trúwen
Kapitel II – Von Flammen und Ashe
4. Lichtträger
5. Persona
Interludium
6. Station
Nur ein Moment... est le début de cette histoire. Il s’agit d’une mise
en situation, une sorte de prologue où l’on trouve le protagoniste face au
train qui s’approche et avec le désir d’en finir. Ce train peut être vrai, vu
les textes et la pochette de l’album où l’on voit des rails, mais peut être
aussi la métaphore du ‘train du destin’. On vit en suivant des rails et on sait
que notre course est destinée à s’arrêter tôt ou tard. Dans le voyage la
première partie « augenschlag » le protagoniste rencontre Hymeros qui
est la personnification du désir amoureux et Trúwen qui est la personnification
de la fois religieuse / spirituelle.
Ensuite Lichtträger entame la deuxième partie où la "lumière de la bougie"
représente à la fois le passé et le future du protagoniste. Les souvenirs se
mélangent et on ne sait plus s’il s’agit de souvenirs, donc du passé, ou de
songes / aspirations et donc du futur. De ce que l’aurait pu être. Persona
nous montre le protagoniste face au train, face à sa destinée. Le titre
« persona » n’est pas anodin. On appelait « persona » dans
le théâtre grec ancien l’acteur et celui-ci portait un masque. Donc de lui on
ne voyait que le rôle qu’il jouait ou le masque qu’il portait. Persona dans le langage actuelle est
l’individu tel qu’il apparaît publiquement, tel qu’il apparaît aux autres, mais
l’individu ne se résume pas à ceci. Notre protagoniste se trouve face à lui-même, face
à une partie, sa facette particulière. Que va-t-il faire ? Il persévéra
dans l’idée de se suicider ? On ne le saura peut-être que sur la suite de
cet album.
Musicalement Frigoris présente un album sombre et assez monolithique.
La couler est la même pendant tout le long de l’album et c’est assez sombre.
Pas froid dans le sens du black metal tout cour mais assez sombre quand même.
Les titres se suivent mais se ressemblent et ceci afin de surligner le propos
et de le répéter. Certes il y a des ouvertures ici et là qui aèrent les
chansons mais là où la mélancolie semble devenir trop longue, il y a tout de suite une accélération qui
s’instaure. Une autre ouverture est soulignée par exemple par le chant de
Melanie S 'special guest' sur le titre Himeros. Comme dit il s’agit du désir
amoureux et alors on a le duo vocal homme / femme. A la guitare électrique s’ajoutent aussi par moment des violons et la
guitare sèche. Ces insertions sont savamment utilisées et donnent un aspect
mélancolique et automnal à l’album. La voix black est superbe et se fond à merveille
dans l’ensemble.
Frigoris effectue une prouesse étant donné le thème traité et le genre
dont il évolue. Sa prouesse est celle de ne pas tomber dans le ‘depressif black
metal’ ou dans des tons plus gothiques. Il y a toujours un équilibre entre le
côté sombre et un fil d’espoir qui est toujours présent comme en filigrane. Et
c’est peut-être pour cela qu’il y a un thème récurrent qui perce par moments
comme une sorte de leitmotiv et qui nous dit que peut-être tout n’est pas perdu
pour le protagoniste et pour chacun d’entre nous. Ou pas.
Frigoris avec Nur ein Moment... signe un très bon album qui innove par
rapport à Wind qui était aussi un très bon album. Il innove par la forme et le
contenu mais on reconnaît évidemment la patte du groupe. Le projet d’un concept
sur plusieurs albums (pour le moment deux…) est très ambitieux mais vu le très
bon résultat de ce premier effort on ne peut que rester sur notre faim en attendant
la suite.
Score 9/10
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| Frigoris - Nur ein Moment... (2016) / hypnotic dirge records / artwork by Sarah Wiedow |
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| Frigoris - Nur ein Moment... (2016) / HDR sticker / Frigoris sticker / flyer |
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| Frigoris - Nur ein Moment... (2016) / cd + booklet |
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| Frigoris - Nur ein Moment... (2016) / HDR |
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| Frigoris - Nur ein Moment... (2016) / HDR |
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| Frigoris - Nur ein Moment... (2016) / HDR |
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| Frigoris - Nur ein Moment... (2016) / HDR |
5 juil. 2016
Immensity - The Isolation Splendour (2016)
Immensity - The Isolation Splendour
(2016)
Hypnotic Dirge Records / BadMoodMan
Music
Immensity est un groupe grec originaire d’Athènes qui évolue dans un
registre de atmospheric doom / death metal. Le groupe a été fondé en 2009 par
le guitariste Andreas Kelekis. A partir de 2010 le chanteur Leonidas
Hatzimihalis commence à s’occuper des chansons et surtout du concept derrière
les textes. Le groupe s’affine ensuite en 2011 avec l’entrée du batteur Yiannis
Fillipaios, du bassiste Giorge Kritharis et du guitarsite Chris Markopoulos. Au
clavier on trouve Nora Koutsouri.
Immensity a sorti sa première démo The Lonely Aquarelle en 2012 avec
deux titres au menu : Adornment et Eradicate (The Pain of Remembrance).
Ces deux titres sont présents aussi sur l’album The Isolation Splendour. La
pochette de la démo est l’ouvre du artiste du groupe Andrew Kelekis alors que
la pochette de l’album The Isolation Splendour a été réalisée par l’artiste
Nikos Stavridakis.
Immensity signe avec The Isolation Splendour un très bon premier
album. En effet si on lit les chroniques sur la toile comme sur french
metal ou les eternels,
l’album est bon sans être renversant et pêche par manque d’innovation. C’est
bon mais sans plus. Je pense que ce n’est pas le cas. Certes il y a un hommage
à payer par moment à Anathema, My Dying Bride ou encore à Paradise Lost mais ce
ne sont que des hommages, des clins d’œil et rien de plus. Je pense que le problème vient des étiquettes
collées au groupe comme atmospheric doom / death metal. Oui parce que si vous
cherchez du death metal vous vous fourrez le doigt dans l’œil. Immensity fait
un metal novateur. C’est la branche controversé de ce que l’on appelle
post-black metal et qui se décline en deux branches l’une atmosphérique et
l’autre d’avant-garde. Immensity fait du metal atmosphérique avec une touche
doom et une touche plus aérée, pas shoegaze mais plutôt blackgaze. L’importance
donnée au clavier et synthé est prépondérante puisque bien deux membres se partagent cette tâche
(Nora Koutsouri et Andreas Kelekis). Alors non l’album n’est pas mou. Oui
Immensity fait un travail d’orefèvre dans les tempi qui s’alternent comme des
vagues mais des petites vagues et l’accent est mis sur les atmosphères, la voix
et les guitares. La voix passe de grunt à claire avec une aisance
impressionnante et une bonne compréhension de la part de l’auditeur. La voix
claire ou grunt est très bien adaptée aux morceaux et elle les enrichit. De
même le travail fait à la guitare en phase rythmique ou soliste est très
intéressant. Il y a une patte bien évidente et maitrisée en phase de soli chose
qui les rend reconnaissables et personnels et c’est une chose assez rare pour
être soulignée.
The Isolation Splendour est un album imprégné de douleur et de
souffrance. C’est un album difficile et pas immédiat. Il faut du temps pas pour
l’apprécier mais pour l’apprivoiser. Et le temps dans le monde actuel est
devenu un bien rare.
Lancez-vous à l’écoute sans préjugés et vous saurez l’apprécier à sa
juste valeur.
Score 9/10
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| artwork by Nikos Stavridakis |
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| Immensity - The Isolation Splendour (2016) - booklet |
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| Immensity - The Isolation Splendour (2016) / booklet et tray card |
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| Immensity - The Isolation Splendour (2016) - tray card |
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| Immensity - The Isolation Splendour (2016) / flyer et cd |
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