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7 nov. 2019

News : Australasia / Iron Kingdom / Bacchus Priest



News : Australasia / Iron Kingdom / Bacchus Priest


Salut à tous, voici trois news à propos de trois nouveaux albums, j'ai nommé Australasia / Iron Kingdom / Bacchus Priest. bon visionnage !






30 janv. 2017

[news] Obitus - Slaves of the Vast Machine (2017) HDR

Obitus - Slaves of the Vast Machine (2017) 

Hypnotic Dirge Records



Une vision de notre avenir dystopique est présenté à travers ‘Slaves of the Vast Machine’, le nouvel album du duo black metal misanthropique suédois ‘Obitus’. Après leur album ‘March of the Drones’ sorti en 2009 et un EP en 2014, ils sont de retour avec leur album le plus solide à ce jour!

‘Slaves of the Vast Machine’ exprime la désorientation humaine et le désespoir d’un contrôle social absolu à travers des airs froids et des sonorités dissonantes. Il s’agit ici d’un post-black metal à la fois brut et progressif, une suite d’idées qui déboulent et s’entremêlent du début à la fin avec d’impressionnantes mélodies de tremolo picking, une atmosphère inexorable, de même qu’une indifférence complète envers l’humanité.

Cet opus est composé d’une seule pièce de 45 minutes, un monolithe incessant aussi impitoyable que le totalitarisme.

Une collaboration de Black Plague Records et Hypnotic Dirge Records, à paraître sur les deux labels le 16 février 2017.

releases February 16, 2017

Anders Ahlbäck - All Music & Instruments
Johan Huldtgren - All Lyrics & Vocals 

5 janv. 2017

Frigoris - Nur ein Moment... (2016)


 Frigoris - Nur ein Moment... (2016)



Hypnotic Dirge Records



Frigoris après le très bon album Wind sorti en 2013 revient en 2016 avec son nouvel album Nur ein Moment... sorti encore une fois via Hypnotic Dirge Records. Frigoris est un groupe allemand actif depuis 2007 situé à Essen qui a sorti en 2010 son premier album Nach dem Krieg et son deuxième album Wind en 2013. Le groupe évolue dans un registre de pagan / black metal.

Cette fois avec Nur ein Moment... on assiste un double changement pour le groupe. Le premier changement consiste dans la musique. Frigoris évolue et lorgne plutôt dans le post-black metal que dans le pagan. Thématiquement on voit ce changement, et ce sera le deuxième, dans les textes. Frigoris s’attaque cette fois à un concept album. Mieux encore. Il s’agit d’un concept général et Nur ein Moment... en est la première partie ou le premier cd, si l’on veut.

Nur ein Moment... ou ‘Just a moment’ c’est le voyage dans le monde intérieur du protagoniste lors de son dernier moment, celui qui précède son suicide. Dans cet instant fatal le protagoniste cours face à un train et il se trouve soudainement transporté face à des visions qui lui montrent les répercussions de son acte. Il se trouve aussi face à face avec différents concepts de morale  et il a la possibilité de prendre une nouvelle décision, ou pas.

L’album est ainsi bâti :

Prolog
1. Et in Arcadia Ego       
Kapitel I – Augenschlag
2. Himeros        
3. Trúwen         
Kapitel II – Von Flammen und Ashe
4. Lichtträger    
5. Persona        
Interludium
6. Station

Nur ein Moment... est le début de cette histoire. Il s’agit d’une mise en situation, une sorte de prologue où l’on trouve le protagoniste face au train qui s’approche et avec le désir d’en finir. Ce train peut être vrai, vu les textes et la pochette de l’album où l’on voit des rails, mais peut être aussi la métaphore du ‘train du destin’. On vit en suivant des rails et on sait que notre course est destinée à s’arrêter tôt ou tard. Dans le voyage la première partie « augenschlag » le protagoniste rencontre Hymeros qui est la personnification du désir amoureux et Trúwen qui est la personnification de la fois religieuse / spirituelle. 

Ensuite Lichtträger entame la deuxième partie où la "lumière de la bougie" représente à la fois le passé et le future du protagoniste. Les souvenirs se mélangent et on ne sait plus s’il s’agit de souvenirs, donc du passé, ou de songes / aspirations et donc du futur. De ce que l’aurait pu être. Persona nous montre le protagoniste face au train, face à sa destinée. Le titre « persona » n’est pas anodin. On appelait « persona » dans le théâtre grec ancien l’acteur et celui-ci portait un masque. Donc de lui on ne voyait que le rôle qu’il jouait ou le masque qu’il portait.  Persona dans le langage actuelle est l’individu tel qu’il apparaît publiquement, tel qu’il apparaît aux autres, mais l’individu ne se résume pas à ceci. Notre protagoniste se trouve face à lui-même, face à une partie, sa facette particulière. Que va-t-il faire ? Il persévéra dans l’idée de se suicider ? On ne le saura peut-être que sur la suite de cet album.

Musicalement Frigoris présente un album sombre et assez monolithique. La couler est la même pendant tout le long de l’album et c’est assez sombre. Pas froid dans le sens du black metal tout cour mais assez sombre quand même. Les titres se suivent mais se ressemblent et ceci afin de surligner le propos et de le répéter. Certes il y a des ouvertures ici et là qui aèrent les chansons mais là où la mélancolie semble devenir trop longue, il y a  tout de suite une accélération qui s’instaure. Une autre ouverture est soulignée par exemple par le chant de Melanie S 'special guest' sur le titre Himeros. Comme dit il s’agit du désir amoureux et alors on a le duo  vocal homme / femme. A la guitare électrique s’ajoutent aussi par moment des violons et la guitare sèche. Ces insertions sont savamment utilisées et donnent un aspect mélancolique et automnal à l’album. La voix black est superbe et se fond à merveille dans l’ensemble.

Frigoris effectue une prouesse étant donné le thème traité et le genre dont il évolue. Sa prouesse est celle de ne pas tomber dans le ‘depressif black metal’ ou dans des tons plus gothiques. Il y a toujours un équilibre entre le côté sombre et un fil d’espoir qui est toujours présent comme en filigrane. Et c’est peut-être pour cela qu’il y a un thème récurrent qui perce par moments comme une sorte de leitmotiv et qui nous dit que peut-être tout n’est pas perdu pour le protagoniste et pour chacun d’entre nous. Ou pas.

Frigoris avec Nur ein Moment... signe un très bon album qui innove par rapport à Wind qui était aussi un très bon album. Il innove par la forme et le contenu mais on reconnaît évidemment la patte du groupe. Le projet d’un concept sur plusieurs albums (pour le moment deux…) est très ambitieux mais vu le très bon résultat de ce premier effort on ne peut que rester sur notre faim en attendant la suite.

Score 9/10




Frigoris - Nur ein Moment... (2016) / hypnotic dirge records / artwork by Sarah Wiedow

Frigoris - Nur ein Moment... (2016) / HDR sticker / Frigoris sticker / flyer

Frigoris - Nur ein Moment... (2016) / cd + booklet

Frigoris - Nur ein Moment... (2016) / HDR

Frigoris - Nur ein Moment... (2016) / HDR

Frigoris - Nur ein Moment... (2016) / HDR

Frigoris - Nur ein Moment... (2016) / HDR



5 juil. 2016

Immensity - The Isolation Splendour (2016)


Immensity - The Isolation Splendour (2016)
Hypnotic Dirge Records / BadMoodMan Music




Immensity est un groupe grec originaire d’Athènes qui évolue dans un registre de atmospheric doom / death metal. Le groupe a été fondé en 2009 par le guitariste Andreas Kelekis. A partir de 2010 le chanteur Leonidas Hatzimihalis commence à s’occuper des chansons et surtout du concept derrière les textes. Le groupe s’affine ensuite en 2011 avec l’entrée du batteur Yiannis Fillipaios, du bassiste Giorge Kritharis et du guitarsite Chris Markopoulos. Au clavier on trouve Nora Koutsouri.

Immensity a sorti sa première démo The Lonely Aquarelle en 2012 avec deux titres au menu : Adornment et Eradicate (The Pain of Remembrance). Ces deux titres sont présents aussi sur l’album The Isolation Splendour. La pochette de la démo est l’ouvre du artiste du groupe Andrew Kelekis alors que la pochette de l’album The Isolation Splendour a été réalisée par l’artiste Nikos Stavridakis.

Immensity signe avec The Isolation Splendour un très bon premier album. En effet si on lit les chroniques sur la toile comme sur french metal ou les eternels, l’album est bon sans être renversant et pêche par manque d’innovation. C’est bon mais sans plus. Je pense que ce n’est pas le cas. Certes il y a un hommage à payer par moment à Anathema, My Dying Bride ou encore à Paradise Lost mais ce ne sont que des hommages, des clins d’œil et rien de plus.  Je pense que le problème vient des étiquettes collées au groupe comme atmospheric doom / death metal. Oui parce que si vous cherchez du death metal vous vous fourrez le doigt dans l’œil. Immensity fait un metal novateur. C’est la branche controversé de ce que l’on appelle post-black metal et qui se décline en deux branches l’une atmosphérique et l’autre d’avant-garde. Immensity fait du metal atmosphérique avec une touche doom et une touche plus aérée, pas shoegaze mais plutôt blackgaze. L’importance donnée au clavier et synthé est prépondérante puisque  bien deux membres se partagent cette tâche (Nora Koutsouri et Andreas Kelekis). Alors non l’album n’est pas mou. Oui Immensity fait un travail d’orefèvre dans les tempi qui s’alternent comme des vagues mais des petites vagues et l’accent est mis sur les atmosphères, la voix et les guitares. La voix passe de grunt à claire avec une aisance impressionnante et une bonne compréhension de la part de l’auditeur. La voix claire ou grunt est très bien adaptée aux morceaux et elle les enrichit. De même le travail fait à la guitare en phase rythmique ou soliste est très intéressant. Il y a une patte bien évidente et maitrisée en phase de soli chose qui les rend reconnaissables et personnels et c’est une chose assez rare pour être soulignée.

The Isolation Splendour est un album imprégné de douleur et de souffrance. C’est un album difficile et pas immédiat. Il faut du temps pas pour l’apprécier mais pour l’apprivoiser. Et le temps dans le monde actuel est devenu un bien rare.

Lancez-vous à l’écoute sans préjugés et vous saurez l’apprécier à sa juste valeur.

Score 9/10


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artwork by Nikos Stavridakis

Immensity - The Isolation Splendour (2016) - booklet

Immensity - The Isolation Splendour (2016) / booklet et tray card

Immensity - The Isolation Splendour (2016) - tray card

Immensity - The Isolation Splendour (2016) / flyer et cd