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24 févr. 2026

Legionary - Never-Ending Quest for Purpose - un message pour les fans

Un message du combo Legionary qui sort son nouvel album Never-Ending Quest for Purpose le 6 mars 2026 :

Legionary - Never-Ending Quest for Purpose


Voici tous les liens pour vous préparer à la sortie du nouvel album de Legionary, « Never-Ending Quest for Purpose » !

Précommande sur Bandcamp : legionary.bandcamp.com/album/never-ending-quest-for-purpose

T-shirts et sweats à capuche « Never-Ending Quest for Purpose » : www.bonfire.com/store/legionary-1/

Clip vidéo (paroles) du single n° 1 : www.youtube.com/watch?v=U6dai0LN_mQ

Clip vidéo (paroles) du single n° 2 : www.youtube.com/watch?v=E_TqluC0ssM

Soutenez-nous comme vous le pouvez… Un simple « J’aime » sur nos nouveaux morceaux suffit !

25 avr. 2018

Valyria - nouvel Ep "Into The Dying of Time" le 18 juin et nouveau titre en écoute

Avec le monde devenant un endroit plus sombre jour après jour, nous avons besoin de plus de groupes de métal qui traitent de l'évasion réaliste; c'est l'évasion qui tire des événements dans le monde réel (voir plus loin le 'Héros aux mille visages' de Joseph Campbell) et aide les auditeurs à faire face héroïquement à leurs propres batailles quotidiennes. L'équivalent sonore du travail de George R.R. Martin! En effet, le groupe de death metal progressif VALYRIA tire son nom des œuvres de Martin.
Comme le groupe l'explique. "Valyria est une ville en ruine dans le monde d'Essos, le monde dans lequel a lieu" Un chant de feu et de glace "de George R.R. Martin. Valyria est une ville d'émerveillement, de magie et de pouvoir incalculable. L'esthétique que Martin crée dans ses romans est une atmosphère similaire à celle que nous, en tant que groupe, essayons d'évoquer avec notre musique. "

Influencé par Wintersun, The Faceless, Dragonforce, Blind Guardian et Omnium Gatherum, VALYRIA décrit leur son comme "dramatique, complexe, édifiant, émotionnel, technique" quelque chose que leurs fans pourront entendre sur leur nouvel EP "Into The Dying of Time", qui comprend des classiques tels que «Steel Inquisition», «Tome of The Shattered Vessels», «Of Sky and Sea», «The Crossing» et «Floating World».

S'unissant à Metal-Rules.com, VALYRIA dévoile son deuxième single "The Crossing" au lien suivant: http://www.metal-rules.com/2018/04/25/metal-warriors-valyria-attempt-the-crossing-via-metal-rules-new-ep-into-the-dying-of-time-out-may-18th/

Le groupe commente:
"The Crossing est l'exemple le plus succinct de notre son - à parts égales de djent, death et power metal, avec même une petite pointe de skate punk. Cette chanson est remplie de mélodies de clavier et de guitare scintillantes, de bruits brutaux et d'harmonies vocales. "The Crossing" est basé sur le roman de Haruki Murakami "La Fin des temps", une odyssée cyberpunk existentielle qui voit notre protagoniste se confronter et traverser sa propre disparition et vivre dans le monde des rêves".

Le EP de VALYRIA "Into The Dying of Time" sortira le 18 mai 2018 et sera disponible en pré-commande sur Bandcamp :



Song Stream - "Steel Inquisition" - https://youtu.be/4NJMnPw9XIo

10 janv. 2018

[news] Corbian - "Supremacy of Fire"

Corbian - "Supremacy of Fire"


Machine-gun doublebass, devil-like growls and screams, a powerful wall of sound along with epic melodies distinguishes the melodic death metal band Corbian from a lot of other bands.
The 2014 founded 5-man formation from Offenbach knows how to interact with their fans. An interactive stage show, paired with a threatening light mood and genre-varied songs, lead even the most skeptical guests up to headbanging and moshing. Their upcoming album "Supremacy of Fire" contains hymns to sing along, brutal headbang riffs and a shuddering atmosphere. Lyrics about loss, hatred and pain round off the atmosphere of their new album. Through the influences of Hardcore, Thrash-Black and Death Metal, Corbian are often compared with bands such as Amon Amarth, At The Gates Kataklysm and Heaven Shall Burn.

LINKS:
FACEBOOK: https://www.facebook.com/Corbian/
BACKSTAGE PRO: https://www.backstagepro.de/corbian
YOUTUBE: https://www.youtube.com/channel/UCPJwZbJUmTOj45e_m8gBqJw
INSTAGRAM: https://www.instagram.com/corbian_official/


















19 déc. 2016

[interview] Path Of Desolation (2016)

Le nouvel album du groupe Path Of Desolation se nomme Where The Grass Withers et vient de sortir sous forme d'autoproduction.  Vous pouvez retrouver la chronique de l'album ici 
http://metallifer.blogspot.fr/2016/11/review-path-of-desolation-where-grass.html et voici de suite l'interview au groupe. Bonne lecture !



Bonjour à tous et merci du temps que vous nous accordés pour cette interview. Le nouvel album et premier ‘full-lenght’ de Path Of Desolation se nomme Where the Grass Withers et vient de sortir comme autoproduction. Je vous propose de faire un tour d’horizon sur le groupe et sur Where the Grass Withers.
David: On a eu pas mal d’occasions de jouer en Suisse et en France après la sortie du EP Soaked Jester en 2014. Parallèlement à ça, on a continué gentiment à travailler sur de nouvelles compos. On a par contre pas mal galéré pour trouver une 2e guitariste fixe. En mai 2014, Pilou nous a rejoints; ça a véritablement été le point de départ de Where the Grass Withers. Il a collaboré étroitement avec notre guitariste Steven pour élaborer de nouvelles compos et réarranger celles qui existaient déjà et leur donner un gros boost. Il était le “petit nouveau” mais est devenu une vraie locomotive. Je vais sans doute paraître prétentieux mais je trouve cet album très mature pour un premier album et s’il l’est effectivement, c’est parce que Pilou a passé de nombreuses nuits blanches à en peaufiner les détails.
Steven: Cet album est issu d’une grosse année de travail assez stressante, malgré tout, nous sommes très contents du résultat, compte tenu des divers évènements, coups de gueule et imprévus que nous avons rencontrés durant toute cette période. Après 3 années d'existence, un premier EP et une multitude de concerts nous sommes fiers d’avoir réalisé ce rêve.

A propos du groupe vous êtes rentré en studio en février dernier avec le nouveau guitariste Philippe. Pouvez-vous présenter l’ensemble des membres de Path Of Desolation ?
David: Avec l’arrivée de Pilou, le noyau dur du groupe est resté le même jusqu’à notre entrée en studio, concentré autour de notre batteur à casquette Loïc, de Steven, du claviériste à pieds nus Nipo, du bassiste Grant et de moi-même. On a eu quelques surprises déplaisantes en studio qui ont poussées Pilou à devoir improviser et enregistrer les lignes de basse. Cette situation nous a conduits à nous séparer de Grant. Nous avons désormais un nouveau bassiste appelé David ou Daves ou Junior

Steven: Nous avons formé le groupe durant l’été 2013 avec Loïc (batteur) et Grant (ex-bassiste), puis David (chant) et Nipo (clavier) nous ont rejoint assez rapidement. Nous donnions notre premier concert 5 mois après et cela reste l’un de nos meilleurs concerts.

Pilou : Le melodic death metal était pour moi inconnu avant mon arrivée et j’ai très vite su apprécier et apprivoiser ce style. L’intégration dans le groupe a été plutôt facile et tout s’est passé de manière très naturelle.

Vous avez enregistré encore une fois aux SoundFarm Studios à Kriens (Suisse) sous la houlette d’Anna Murphy (Eluveitie) qui a d’ailleurs (comme sur l’Ep précédent) chanté sur un titre. Est-ce que l’on peut dire que les SoundFarm Studios sont l’équivalent suisse de The Abyss Studios suédois de Peter Tägtgren ?
Dave: Hahaha, on en est loin. Il s’agit plutôt d’un studio rock/blues, en fait. L’intérêt pour nous est surtout qu’Anna Murphy y bosse. On a discuté de plusieurs options, y compris d’aller enregistrer à l’étranger. Mais finalement, on a décidé de continuer avec Anna. On espérait secrètement qu’elle allait pouvoir nous aider à ouvrir pour Eluveitie sur quelques dates… C’était avant qu’elle se barre du groupe (rires). Cette mésaventure a d’ailleurs un gros impact sur notre album puisque le mix a été fortement retardé à cause de son départ d’Eluveitie. C’était un enregistrement un peu… compliqué. Mais au final, je trouve qu’Anna a réussi à donner un son très organique à ce disque, très différent de ce qui sort en ce moment où toutes les productions ont tendance à se ressembler.



Etant donné la richesse (complexité, technicité, lignes mélodiques etc.) des titres, comment se sont passés la phase d’écriture et d’enregistrement ?
Nipo : Concernant le piano et les synths, Pilou avait programmé la quasi totalité de la plupart des titres en MIDI. Nous nous sommes ensuite vu dans notre local pour parfaire le travail. J’ai pu arranger un peu les pistes à ma manière, notamment le piano qui n’a laissé presque aucun vestige du travail de Pilou. Pour l’enregistrement, nous avons gardé les pistes MIDI des demos pour les choeurs et le piano a été enregistré sur un véritable piano.

Pilou : On a vraiment travaillé à distance dans un premier temps, afin de procéder de manière plus professionnelle et réfléchie. Une fois que le squelette de toutes les compos était fait, chaque membre a ajouté sa pierre à l’édifice en y mettant sa touche personnelle (batterie, pianos, etc). Comme dit précédemment, la basse a été intégrée aux morceaux seulement quelques heures avant l’enregistrement :) .  

Steven : Ce fût 6 mois très compliqués pour le groupe, nous jouions environ 10 titres en concert, en dehors des trois chansons de l’EP nous n’avions que des démos. L’arrivée de Philippe a été déterminante pour le groupe, grâce à ce qu’il nous a apporté, nous avons pu donner vie à ses démos et nous avons également composer certains titres avant d’entrer au studio.

La pochette de Where the Grass Withers intrigue énormément. Elle a été réalisée par Travis Smith (Opeth, Katatonia, Devin Townsend). Quel est le concept derrière la pochette et le titre de l’album ? (J’en ai donné mon interprétation dans la chronique de l’album mais j’aimerais en savoir plus).
David: C’était très enrichissant de travailler avec Travis Smith. Il respecte beaucoup les textes, le concept, cherche des idées pour leur donner corps. Un exemple tout bête: des rides sont visibles à la surface de l’eau. Elles font référence au dernier titre de l’album, Exit Nightmares, qui décrit un suicide par noyade. En approchant Travis, je lui ai donné les textes de To Pastures Grey qui ont inspiré le titre de l’album. Je lui ai expliqué l’idée derrière cette chanson qui parle d’insomnie et du fait que je préfèrerais être n’importe où - même dans ces paysages de fin du monde - que dans mon lit, à 4h du matin, à remuer la lie qui remplit mon cerveau. Travis a répondu du tac-au-tac que ça lui évoquait ce personnage endormi, emballé dans cette nature formant une couverture. Il a donné un côté très pictural à cette pochette, assez différente de son travail habituel. Je trouve que ça colle énormément à l’ambiance des textes, qui s’inspirent de différents tableaux. Comme par exemple Belshazzar’s Feast de John Martin qui est évoqué dans le titre Colourblind. Comme tu l’as relevé dans ta chronique, le titre de l’album - mais aussi celui de la chanson To Pastures Grey - contient une référence biblique, à la fois au livre d’Isaïe et au Psaume 32. Ces pâturages gris où l’herbe se fane sont à l’opposé des pâturages verts promis par ces textes. C’est une incarnation du cauchemar...



David tu as écrit tous les textes et je voudrais savoir deux choses. D’abord, est-ce que tu écris les textes avant que la musique du morceau existe ou la musique existe déjà et tu te “cales” dessus?
David: Pour cet album, j’ai eu tendance à me laisser inspirer par la musique. Je n’écris pas nécessairement avec un placement en tête mais je m’imprègne plutôt de l’ambiance. Les premières notes de “Colourblind” (daltonien) m’ont immédiatement fait penser à ce mot, sans que je sache vraiment pourquoi. Le refrain avec cette partie de chant claire est venue en quelques secondes. D’autres fois, j’ai besoin de nombreuses écoutes pour trouver quelque chose qui colle. J’ai écrit trois textes différents pour la chansons “85 Miles” avant d’être satisfait du résultat… Un jour avant d’enregistrer ce titre, haha.




Deuxièmement on entrevoit quelques unes de tes sources d’inspirations comme le sentiment d’absolu devant la nature (la montagne du titre Isenau ou l’Angleterre dans le titre 85 miles), la Bible ou encore des sources plus autobiographiques / introspectives. Est-ce que tu peux nous en dire plus?
David: L’imagerie biblique est présente dans mes textes depuis que j’ai commencé à faire de la musique, il y a 25 ans. J’ai une éducation catholique et je suis fasciné par l’art sacré et notamment ce que les romantiques en ont fait. Il y a cette ambiguïté entre le bien et le mal: prends “Les Litanies de Satan” de Baudelaire ou “The Marriage of Heaven and Hell” de Blake, “Cain” de Byron… Et avant ça, le “Paradis Perdu” de Milton. Je parle beaucoup de culpabilité et de rédemption dans mes textes, ce sont des questions qui m’obsèdent littéralement au quotidien. Et elles sont au centre de la plupart des oeuvres inspirées par la Bible. “Where the Grass Withers” est un album très personnel et ultra introspectif qui raconte la phase que j’ai traversée ces dernières années. Il y est beaucoup question d’insomnie, de doute mais aussi de remise en question. Si tu cherches bien, tu y trouveras une foule de références littéraires ou picturales mais j’essaie toujours de les intégrer dans un tableau plus large. Si tu prends le titre “Saeclum in Favilla” (les siècles en cendres), il s’inspire du poème médiéval “Dies Irae” qui décrit le jugement dernier. Mais, en parallèle, je fais référence à “Fin de Partie” de Beckett. Le personnage principal est aveugle et connaît le monde par les yeux de son fils qui lui ment en continu: est-ce qu’il dit la vérité quand il prétend qu’ils sont les derniers hommes sur terre? De la même manière, est-ce que le monde est en aussi mauvais point que celui que je veux bien voir? C’est un peu la même idée derrière “Colourblind”. A Newcastle, un tableau de John Martin est exposé. Un jeu de lumière assez complexe a été créé pour le mettre en valeur. En fonction de cet éclairage, tu le verras comme une toile lumineuse, dramatique, joyeuse, apocalyptique. La couleur est une question de perspective. Peut-être que je ne pose pas le bon regard sur ma vie… . D’autres textes comme “Isenau” ou “85 Miles” sont plus méditatifs. La combe d’Isenau, dans les Alpes suisses, et le nord de l’Angleterre sont des régions où j’aime m’évader. Ce sont des endroits hors du temps, relaxant, d’une beauté infinie. J’aime le fait de m’y rendre et d’être totalement submergé par ces paysages.

j’ai aussi une question plus “simple” : comment est né le nom du groupe? Pourquoi un “Chemin de désolation”?
Nipo : L’origine du nom du groupe a une histoire assez incroyable. En fait, on allait jouer notre premier concert en décembre 2013 et nous n’avions pas encore de nom. Celui-ci est venu et il nous a plu. Sauf erreur, il n’y a rien de plus romanesque que cela…
Steven : Nous avons eu différents noms et aucun ne nous plaisait réellement (pas à tous en tout cas), deux semaines avant notre premier concert nous devions choisir un nom pour l’affiche, après quelques heures de recherche et de débat nous nous nommions Path of Desolation.
David: On a effectivement choisi ce nom dans l’urgence, mais je pense qu’il nous a inspirés, consciemment ou non. Il y a cette notion de désolation, qui correspond bien au côté déprimé de nos textes et de notre musique. Mais aussi cette notion de mouvement et de réversibilité. Si tu suis un chemin, il y a nécessairement deux directions possibles: tu peux poursuivre ou revenir sur tes pas. Et c’est le choix de chacun de déterminer cette direction. ça colle bien à l’idée de Colourblind mais aussi plus largement au concept de rédemption que j’évoquais plus tôt.  

L’album Where the Grass Withers est sorti comme autoproduction en digital et en format physique en digipack en 6 volets. Je saluais sur la chronique le gros travail qui a été fait sur le fond et la forme. C’est un très bel “objet” (layout, artwork, qualité du papier, cd fait en “replica vinyl”) qui demande beaucoup d’investissement. Quelle est l’importance d’avoir un cd physique aujourd'hui?
Nipo : C’est un peu à double tranchant. Cela n’a pas une grande importance en ce qu’il y a aujourd’hui une grande accessibilité à la musique via internet et que la musique reste l’élément principal. Beaucoup de magazines se contentent des fichiers mp3 pour les chroniques, pareil pour les salles de concert. La plupart des gens n’ont que faire d’un format physique. A ce niveau, ce “traditionalisme” est presque un peu superflu. Cela dit, c’est peut-être aussi ce qui nous amène une certaine visibilité, ça donne une impression d’application (d’ailleurs, nous nous sommes beaucoup appliqué !) En ce qui me concerne, j’ai un côté old school et j’achète encore mes CDs. J’aime me balader dans les livrets, lire les paroles, contempler les images (surtout si elles sont de Travis Smith ! ), on a vraiment l’impression d’un produit fini, que les textes, les illustrations et la musique forment un tout. Je crois simplement que nous avons donné à notre album la forme que nous aimions voir chez les autres.
Pilou : J’ajouterais que quitte à avoir une version physique de l’album, autant qu’elle soit intéressante !



Est-ce que vous aviez cherché un label ou vous vouliez sortir l’album tous seuls dès le début? Je demande ceci parce que dans mon entourage “metal” il y a quatre positions : le groupe qui fait deux ou trois albums autoproduits avant de chercher un label et ceci pour montrer au label que c’est un groupe fiable et solide. Le groupe qui cherche un label dès son premier album et s’il ne trouve pas de label ou si les conditions du label sont trop strictes, alors il décide de sortir son album en autoproduction. Le groupe qui s'en fiche du label et qui veut tout maîtriser de A à Z et qui veut rester underground. Le groupe qui fonde son propre label pour sortir ses albums. Qu’est-ce que t’en penses-tu?
David: Je ne pense pas que Path soit un groupe qui puisse se satisfaire d’une démarche 100% DIY, même si c’est une approche qui me plait chez certains artistes. Le but avec Where the Grass Withers est clairement de signer sur un label. Est-ce qu’on y arrivera? Je n’en sais rien. Dans tous les cas, ce genre de démarches prend du temps et il nous semblait préférable de sortir cet album et de le soumettre ensuite à des labels plutôt que de chercher une maison de disques en sous-marin au risque de sortir ce disque dans deux ou trois ans. On a réalisé un tirage assez limité donc on peut parfaitement imaginer une réédition via un label. Ou au contraire voir cet album comme un moyen de nouer un contact et de sortir le 2e sur un label.

A part la presse, est-ce que vous avez envisagé des concerts pour promouvoir votre album? Quel est la réalité de la Suisse vis à vis des événements “live” (salles de concerts, festivals, scènes ouvertes) ?
David: On y travaille. On aimerait surtout avoir l’occasion de faire nos armes à l’étranger. Du coup, on bosse surtout sur l’organisation d’une tournée “européenne”. On a quelques dates confirmées mais on annoncera tout ça en temps voulu sur nos différents sites/pages.

Je vous remercie beaucoup pour votre disponibilité et pour le temps que vous nous avez accordés. Je vous laisse le mot de la fin pour nos lecteurs.
David: Merci à toi pour cette interview et tes questions recherchées. On manque encore de recul sur ce nouvel album, mais, au vu des retours obtenus ces dernières semaines, j’ai le sentiment qu’on a accompli quelque chose avec ce disque. Et qu’on a de la marge pour aller encore plus loin avec le prochain. Allez, un scoop pour toi, il s’agira d’un album concept. Mais je ne t’en dis pas plus.


 

28 nov. 2016

Path of Desolation - Where the Grass Withers (2016)



Path of Desolation - Where the Grass Withers (2016)  Self-released



Les suisses de Path of Desolation après leur Ep de 2014 nommé Soaked Jester reviennent aujourd’hui avec leur premier album Where the Grass Withers. Une fois n’est pas coutume, avant de démarrer la chronique, je voudrais écrire quelques mots sur l’objet lui-même.  Le cd est magnifique. Souvenez-vous qu’il s’agit d’une auto-production. Le résultat est énorme : cd en digipack à six volets avec un papier de très bonne qualité et agréable au toucher. Un artwork et layout somptueux réalisés par Travis Smith (Opeth, Katatonia, Devin Townsend et d’autres). Le cd reproduit le visuel d’un vinyle côté face et côté retro, celui qui est lu par le laser du lecteur, c’est tout noir aussi comme un vinyle.  Le papier aussi du booklet est très bon, lucide, et réunit les textes et les liners notes. Bref le groupe a fait un réel effort en proposant un objet très beau et abouti. Il faut souligner aussi que l’artwork du format physique est un peu plus sombre que celui que l’on peut voir en ligne ; et c’est pas mal du tout.


En regardant la pochette on voit un lac / fleuve, une île à la nature luxuriante, des monts en arrière-plan et le ciel. Les monts et le ciel ont à peu près la même couleur que le lac / fleuve. Dans l’eau il y a des vagues circulaires qui laissent imaginer la présence d’un poisson. L’île, si l’on regarde de plus près, est en réalité un homme allongé, un peu à la façon des tableaux du peintre Arcimboldo. Une croix s’élève sur la gauche de l’île. Path of Desolation nous servirait-il le coup d’un album bucolique? Que non. Le titre Where the Grass Withers signifie “Où l’herbe sèche” et je crois qu’il est tiré du livre du prophète Esaïe 40 :7 « L'herbe est séchée, et la fleur est tombée, parce que le vent de l'Eternel a soufflé dessus; ». Tiré où pas de la Bible, le contraste entre le titre (Où l’herbe sèche) et la nature qui grouille de vie, est saisissant.

Une possible réponse se trouve dans la musique de Path of Desolation qui se rattache à l’école du « melodic death metal » de Göteborg qui allie la mélodie à la puissance extrême du death metal. Le melodic death metal  naît à Göteborg au tout début des années ’90 avec les trois groupes Dark Tranquillity, At The Gates, In Flames. Ces trois groupes sont toujours très bons mais ils ont un peu perdu la flamme qui les animait au début. Ils ont tout simplement évolué. Dark Tranquillity évolue depuis ses trois derniers albums We Are The Void, Construct et Atoma. At The Gates après une très longue parenthèse est revenu en 2014 avec At War with Reality qui est un bon album mais qui n’a pas la magie de The Red in the Sky Is Ours. In Flames a tout simplement changé de cap (et il a tous les droit de le faire) en virant vers un groove metal / alternative rock.

Path of Desolation fait du « melodic death metal » moderne et inspiré. Inspiré aux trois groupes cité et à cet âge d’or. Moderne parce que Path of Desolation n’est pas un groupe nostalgique mais bien ancré dans le présent. En deux ans le groupe a fait des progrès considérables. Si l’Ep Soaked Jester était une jolie carte de visite qui laissait présager le potentiel du groupe, avec Where the Grass Withers le groupe montre un état de grâce. La production est très bonne et met vraiment en valeur tous les instruments et on a une vraie dynamique, une vrai profondeur. J’ai écouté l’autre jour une super production d’un groupe thrash qui dépote mais qui a malheureuses une production ‘plastique’ qui aplatit toute violence et force. Certes c’est impeccable mais qu’est-ce que c’est banal et plat. Je pense à un label en particulier, mais bon, j’arrête là.

On démarre sur les chapeaux de roue avec les deux premiers titres The Crown and the Empty Hall et The Uninvited qui prouvent tout ce que l’on vient de dire jusqu’ici. Ensuite on trouve Isenau qui est un titre très intéressant pour deux raisons : d’abord pour sa technicité : le riffing est très varié et technique ainsi que le travail de batterie qui est vraiment intéressant et novateur. Deuxièmement le thème est un clin d’œil à la Suisse et aussi au side-projet du chanteur David. En effet Iseanau est un alpage qui fait partie du massif montagneux suisse nommé Les Diablerets. Path Of Desolation est un groupe suisse et le chanteur David évolue dans un side-projet (un duo) de black metal / drone / ambient nommé Diablerets. Et si on rajoute à ceci que les « backing vocals » de Where the Grass Withers sont assurées par Grant Hailey  qui est l’autre membre de Diablerets, la boucle est bouclée. Le titre Isenau est une ode à la montagne et aux forces primitives qui l’habitent. 

To Pastures Grey s’interroge sur la fin d’une vie et on trouve dans les paroles de la chanson, le titre de l’album.


Lead me to pastures grey
Where the grass withers
Let me rest for a while
Take me to pastures grey
I’ll sleep, I’ll dream I’m in a better place


Il s’agit d’un titre rapide et nouveau puisque il se termine par une courte « coda » au piano. Je ne vais pas me lancer dans un track by track qui serait long. Je veux bien néanmoins parler encore de deux / trois titres. The Hunting Prey s’ouvre avec un riff descendant et ascendant qui comme les vagues d’une mer déchaînée  arrache tout sur son passage. C’est mélodique, direct, épique, mélancolique. Et après le deuxième refrain on a un break au piano qui est simplement excellent. Le piano se fond ensuite aux autres instruments et reste quand même en premier plan. Il rajoute une sorte de romantisme décadent qui rehausse le morceau et qui le rend mémorable. 85 Miles s'inspire des terres de l’Angleterre du nord. L’album se termine par un triptyque qui tourne autour du thème de la dépression, il s’agit des titres Saeclum in Favilla, Colourblind, Exit Nightmares. Il ne s’agit pas d’une histoire en trois parties avec un « happy end » mais de trois portraits séparées qui ont le même thème. Je voudrais juste souligner le titre  Saeclum in Favilla qui tire son titre en latin de l’incipit de l’hymne liturgique Dies Irae « Dies iræ, dies illa, Solvet sæclum in favílla (Jour de colère, ce jour-là Il réduira le monde en cendres) ». Les textes de Saeclum in Favilla sont magnifiques et le titre est direct et sombre à souhait et enrichi par un break final.

Le chant est assuré par David (qui a écrit aussi les textes) et il délivre une prestation magistrale. On remarquera la présence aussi d’Anna Murphy au chant sur le titre The Uninvited. Philippe est une nouvelle recrue est assure la guitare et la basse. Steven est aussi à la guitare ainsi que Loïc à la batterie. Nipo aux synth et piano se taille quant à lui une place un peu plus marquée et affichée sur ce Where the Grass Withers que sur le précédent Ep Soaked Jester.

Pour terminer on peut dire que Path of Desolation avec Where the Grass Withers fait un carton plein. Il est surprenant de voir comment depuis le premier Ep le groupe a grandi, mûri et progressé. Tout est de très haute facture : l’objet lui-même, la production, les textes, l’exécution et l’interprétation. De plus, même en évoluant dans un style, le "melodic death metal" qui a des caractéristiques propres, Path of Desolation s’aventure par des petites touches vers des milieux plus expérimentales comme des structures articulées et des inserts de piano. Et le tout avec aisance.
Path Of Desolation est un groupe où les contrastes s'affichent et ne sont pas résolus. A l'auditeur de les interpréter. Ces contrastes sont affichés par les textes (que l'on peut interpréter différemment selon sa sensibilité), par la musique (extrême certes mais avec une approche mélodique et articulée et par moments mélancolique), par le visuel : l'herbe est sèche mais la nature est luxuriante (et de plus est-ce que il y bien un homme allongé où c'est notre regard qui interprète les formes de la nature par une présence humaine? Et encore, s'il y a bien un homme allongé, est-ce qu'il dort ou est-ce qu'il est mort?). 

Bref, vous l'aurez compris. Écoutez cet album et achetez-le, vous n'en serez pas déçus.

Score 10/10


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Path of Desolation - Where the Grass Withers (2016)


cd vinyle replica - on voit bien les sillons comme un vrai vinyle

Path of Desolation - Where the Grass Withers (2016) cd / 6 panels digipack
Path of Desolation - Where the Grass Withers (2016) cd / digipack / booklet

Path of Desolation - Where the Grass Withers (2016) cd / digipack / booklet / presskit / carte photo

Path of Desolation - Where the Grass Withers (2016) cd / digipack / booklet / presskit / carte photo

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